Category Archives: France

NOMADIC VOICES – SARDINIA/MONGOLIA – FULL CONCERT

Standard

NOMADIC VOICES – SARDINIA/MONGOLIA – FULL CONCERT

Ajoutée le 21 févr. 2016

Krakow, 9th july 2015

NOMADIC VOICES
THE SONGS OF SARDINIAN TENORES AND THE DIPHONIC MONGOLIAN CHANT
CUNCORDU E TENORE DE OROSEI MEETS MONGOLIAN SINGERS TS. TSOGTGEREL ET N. GANZORING

Massimo Roych: voche, trunfa, flute pipiolu
Mario Siotto: bassu
Gian Nicola Appeddu: contra
Piero Pala: mesuvoche
Tonino Carta: voche
Tsogtgerel Tserendavaa: chant khoomij, flute tsuur, viella morin-khuur
Garzoring Nergui: chant khoomij, liuto tovshuur, viella morin-khuur

NATHALIE MOLLER : Chanter faux : est-ce une fatalité ?

Standard

le 28 Octobre 2016

errki-bianco

Emission sur FRANCE MUSIQUE avec Dr. Erkki BIANCO, phoiâtre

Marguerite
Catherine Frot incarne Marguerite, dans un film éponyme de Xavier Giannoli

Que les adeptes de la stratégie du playback, qui n’osent pas ou plus chanter en public de peur d’être grossièrement qualifiés de casseroles se rassurent : chanter faux n’est ni le signe d’une mauvaise audition, ni une fatalité.

C’est grave, docteur ?

Pas du tout. « Tout le monde est capable de chanter juste », affirme même Erkki Bianco, phoniatre et ancien laryngologue de l’Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra de Paris. Et son explication débute par la correction d’une erreur bien trop répandue : « On se dit toujours que c’est un problème d’oreille mais c’est totalement faux, c’est un problème de proprioception ».

Proprioception ? Simplement la conscience de notre corps et de ses mécanismes. Ainsi, à moins de souffrir d’une pathologie auditive bien particulière, une personne chante faux parce que, tout simplement, elle ne connaît pas les bons gestes vocaux.

Les origines du mal

Chacun utilise quotidiennement ses cordes vocales, ne serait-ce que pour parler. Là où le chant complique l’exercice, c’est qu’il nécessite de connaître quelle sensation musculaire associer à chaque hauteur de son.

Pour ceux qui ont pu explorer et assimiler ces sensations dès le plus jeune âge, le geste vocal se fait alors inconsciemment. Pour les autres, il va falloir l’apprendre et commencer par rompre avec une idée tenace, le fameux « je ne peux pas ».

Diamant mandarin
Des neurobiologistes de l’Université de Zurich ont découvert comment les oiseaux sont capables d’entendre leur propre chant et de le comparer à celui de leur «maître»

C’est pas seulement ma voix qui chante

Quand certains trouvent le courage de se lancer, ils peuvent se trouver bien déçus par leurs premières vocalises… Mais ce n’est souvent que l’effet du stress : une trop forte pression s’exerce sur les cordes vocales ce qui crée un décalage entre ce qu’ils veulent chanter et ce qu’ils chantent réellement.

Même chez les personnes les moins timides, un simple manque d’exercice peut suffire à leur laisser échapper quelques fausses notes. Ainsi, un bon musicien instrumentiste peut tout à fait rencontrer des difficultés à chanter, parce qu’il n’a jamais vraiment eu à mobiliser son appareil vocal, hormis en cours de solfège.

« Presque tout le monde chante facilement Frère Jacques… Mais Joyeux Anniversaire paraît toujours plus compliqué », observe le Dr Bianco. Car les apprentis chanteurs s’imaginent en effet à tort, qu’un écart entre deux notes nécessite un grand effort, alors que le geste vocal à effectuer est, lui, tout petit…

La France, mauvaise élève

« La France est un des pays où l’on chante le plus mal ». Et en effet, les écoliers français chantent trop peu souvent, comparé notamment à leurs voisins allemands ou britanniques. Et lorsqu’on leur demande de chanter, c’est trop souvent dans un contexte de notation ou de contrainte, qui inhibe progressivement leurs capacités vocales.

Il faut dire que le français, langue plate et sans accentuation, ne nous aide pas. A l’inverse, le chant est chose plus naturelle pour les populations aux langues tonales. En chinois, par exemple, la prononciation des syllabes inclut déjà une hauteur de son :  et  n’ont pas la même signification, et il faut ainsi presque chanter pour se faire comprendre.

Choeur d'enfants chinois
Le premier ton chinois est proche de la hauteur du La

Être un chanteur 

Cela peut paraître paradoxal, mais le Dr Bianco est formel : « Pour entendre, il faut déjà avoir fait ». Chanter juste nécessite donc d’abord et avant tout une expérimentation physique : produire de bons comme de mauvais sons pour retenir le geste vocal qui leur correspond. Ainsi, une personne souffrant d’une dégradation de son audition peut continuer à chanter juste, parce qu’elle conserve les bons mécanismes physiologiques.

Vient ensuite l’écoute. Il peut évidemment être utile de s’imprégner de musique lorsque l’on veut améliorer son chant, bien que le résultat dépende de ce à quoi on prête attention. Si c’est la justesse que l’on vise, écouter est un bon exercice d’identification et de différenciation : cette note était-elle plus aigüe ou plus grave que la précédente ?

Gene Kelly au piano

Le syndrome Jenkins

S’inspirer du grand répertoire et des plus belles voix, pourquoi pas, mais la démarche reste vaine tant qu’on ne sait pas s’écouter soi-même. C’est ce qu’illustre parfaitement le cas de la soprano américaine Florence Foster Jenkins, casserole notoire, que l’on connaît à l’écran sous les traits de Catherine Frot (dans Marguerite) et de Meryl Streep.

Madame Jenkins écoutait beaucoup de musique, ne manquait guère de confiance en elle, et chantait pourtant terriblement faux. Pire encore : elle ne semblait pas du tout s’en rendre compte. Selon le Dr Bianco, la première explication possible de son mal est simple : « Elle a commencé tard et, surtout, elle ne s’écoutait pas chanter ».

Ne jamais dire jamais

Avec plus ou moins de facilité, chacun est donc capable de s’entraîner pour chanter juste, le plus tôt étant le mieux. Reste évidemment par la suite à développer son oreille musicale et d’autres qualités vocales, comme l’expressivité. A moins que justement, la musique ne provoque en nous aucune émotion particulière.

C’est ce qu’on appelle l’amusie : ne pas différencier la musique des autres bruits. Dans ce cas-là, il s’agit d’une pathologie neurologique, le cerveau n’interprète pas correctement les sons. Mais même face à un tel handicap, il nous faut rester optimiste : non seulement l’amusie ne touche qu’une part infime de la population, mais de récentes recherches ont montré qu’il est possible d’en guérir.

Le Che
Che Guevara aurait souffert d’amusie

 

4è, SEQUENCE 2 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Le chant diphonique et la notion d’ »Harmoniques »

Standard

4è, SEQUENCE 2 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Le chant diphonique et la notion d’ »Harmoniques »

  

Le chant diphonique, et la notion d’Harmoniques.

Le phénomène sonore est très complexe. Des physiciens étudient l’acoustique et les sons, et grâce aux machines apparues au XXè siècle on a pu confirmer physiquement, et scientifiquement que la constitution d’un son est l’addition de plusieurs fréquences. Elles sont exprimées en Hertz (Hz). Une fréquence FAIBLE, est un son GRAVE. Une fréquence ELEVEE est un son AIGU.

Une note est simplement une fréquence fondamentale, avec au-dessus, d’autres fréquences. Ces fréquences sont entendues à certaines intensités bien plus faibles (volume). Ce qui fait que nous distinguons le son du piano, d’un saxophone par exemple, vient du fait que ces fréquences ne sont pas entendues aux mêmes intensités. C’est ce qu’on appelle LE TIMBRE.

Pour comprendre et approfondir cette notion physique, je vous invite à découvrir un site remarquable, avec des extraits sonores explicites : CLIQUEZ ICI : Découverte de la notion de Timbre

En Mongolie, et d’autres pays d’Asie (Tibet…), les moines bouddhistes en particulier ont développé la technique du chant diphonique, qui leur permet de mieux entrer en communication avec leurs Dieux.
Outre la Mongolie, l’Inde et l’Afrique du sud comptent également des chanteurs diphoniques. Certains moines tibétains pratiquent également ce chant et vont même jusqu’à se briser les cordes vocales volontairement pour obtenir un timbre de voix plus grave.

Le chant diphonique fait partie intégrante de la vie musicale en Mongolie et au Touva. Pratique vocale ancestrale, il est lié par tradition à la nature et aux forces qui l’animent. Il est chargé de rythmer les évènements de la vie quotidienne (imitation du vent, cris d’animaux…). On le rencontre également dans d’autres régions du monde comme au Tibet où les moines Gyuto l’utilisent dans leur pratique spirituelle ainsi que chez les femmes de la tribu Xhosa en Afrique du Sud.

Cette pratique vocale a commencé à susciter de l’intérêt chez les musiciens occidentaux depuis la fin des années 60 avec K. Stockhausen (Stimmung), David Hykes, Tran Quang Haï…

Cette technique, très difficile demande un travail vocal rigoureux. Elle consiste à chanter un bourdon (une note tenue dans le registre grave), et en formant des voyelles spécifiques, et en plaçant astucieusement sa langue, placer une mélodie au-dessus de ce bourdon. Cette mélodie correspond aux harmoniques. Le chanteur aura réussi à sélectionner des fréquences d’harmoniques, en sachant quelle voyelle, et quelle placement de la langue il devait utiliser pour faire « sonner » ou « sortir » l’harmonique voulue.

Un excellent site qui vous fera comprendre intuitivement le chant diphonique :

SITE CHANT DIPHONIQUE : CLIQUEZ-ICI

Voici quelques exemples :

COURS : 

Chant diphonique : technique de chant permettant à une seule personne de produire deux sons simultanés d’une seule voix. Un premier son, appelé le « bourdon », provient du fond de la gorge. Il est grave et constant et compose le fond du chant. Un second son plus aigu, appelé « harmonique », forme la mélodie. Le chant ainsi obtenu nous rappelle celui d’une guimbarde.

On retrouve ces techniques principalement en Mongolie, mais aussi dans les récitations de « Mantras » par les moines bouddhistes dans les monastères, et dans d’autres pays d’Asie du Nord, ou a quelques endroits du globe. Pour eux, cette technique leur permet d’exercer un pouvoir sur les Dieux.

NATHALIE HENRCH : Physiologie de la voix chantée : vibrations laryngées et adaptations phono-résonantielles

Standard

NATHALIE HENRCH : Physiologie de la voix chantée : vibrations laryngées et adaptations phono-résonantielles

in : “Entretiens de Médecine physique et de Réadaptation” Montpellier, France , 2012

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/68/06/92/PDF/Henrich_EMPM_2012_physiovoixchantee.pdf

Curriculum vitae of Nathalie Henrich, France

Nathalie HenrichNathalie Henrich (born 1974, PhD in Musical Acoustics from the University Paris 6, 2001) is a voice researcher of the French National Centre for Scientific Research (CNRS, Department of Human and Social Sciences). She was educated as a researcher and teacher in Fundamental Physics. She specialized on human voice production in speech and singing. Her research projects deal with the physical and physiological characterization of various vocal techniques, such as Western lyrical singing, Sardinian Bassu singing, Bulgarian women’s singing, … She is also interested in vocal effort and vocal straining in speech and singing. She has worked on the development and improvement of non-invasive experimental techniques for human voice analysis, on perception and verbalisation of voice quality in singing, and on source-filter interaction in singing.

Dr. Nathalie Henrich is a member of the French Acoustical Society (SFA), the European Acoustical Society (EAA), the French Phoniatrics and Communication Disorders Society (SFP&PaCo), the French Ethnomusicology Society (SFE), the French Association of Spoken Communication (AFCP), the Collegium Medicorum Theatri (CoMeT). She is Associate Editor for Logopedics Phoniatrics Vocology (Taylor & Francis group).

LES VOIX DIPHONIQUES : Le chant diphonique

Standard
Le chant diphonique
Les musiciens
La musique
Les concerts
Retour à la page d'accueil
Couper le son in English auf Deutsch
Plan de site
Le chant diphonique
Le chant diphonique est une technique vocale particulière
qui permet à une personne de chanter 2 sons simultanés :
un son grave appelé “son fondamental” ou “bourdon”, et un
son plus aigu appelé “harmonique”.
Cet art vocal singulier repose sur un principe physique universel :
la série harmonique. Pour simplifier, considérons que tout son musical est
constitué d’une vibration fondamentale et d’un spectre composé d’harmoniques
dont les fréquences sont des multiples entiers de la fréquence du fondamental.
Ces harmoniques ne sont généralement pas perçues isolément par l’oreille mais
fusionnent pour créer ce que l’on appelle le timbre.

Exemple :
les 12 premières
harmoniques d’un do

Harmoniques du do grave
Nota bene : la plupart des hauteurs de ces harmoniques ne correspondent pas exactement à celles des notes
de notre système musical occidental (tempérament égal).
La technique du chant diphonique consiste à utiliser la cavité buccale comme caisse de résonance
pour renforcer une harmonique qui apparaît alors comme une hauteur indépendante, superposée au
son fondamental.

Le chant diphonique fait partie intégrante de la vie musicale en Mongolie et au Touva. Pratique vocale
ancestrale, il est lié par tradition à la nature et aux forces qui l’animent. Il est chargé de rythmer les évè-
nements de la vie quotidienne (imitation du vent, cris d’animaux…). On le rencontre également dans d’autres
régions du monde comme au Tibet où les moines Gyuto l’utilisent dans leur pratique spirituelle ainsi que chez
les femmes de la tribu Xhosa en Afrique du Sud.

Cette pratique vocale a commencé à susciter de l’intérêt chez les musiciens occidentaux depuis la fin des
années 60 avec K. Stockhausen (Stimmung), David Hykes, Tran Quang Haï…

http://www.lesvoixdiphoniques.com/FR_chant_diph.htm

L’ensemble vocal
C’est en 1995 que naît l’ensemble vocal “Les Voix Diphoniques”
réunissant des musiciens enthousiasmés par cette technique de chant
peu commune.

De formation classique, les membres du groupe puisent leur inspiration à la
fois dans l’origine du chant diphonique d’Asie Centrale, dans le chant grégorien
(utilisation des modes et de la résonance), dans les musiques à bourdon en général
(chant byzantin, musiques traditionnelles…) et dans des techniques plus
contemporaines.

L’ensemble vocal “Les Voix Diphoniques” est composé de 5 musiciens :

Cyril Bonnier (voix, clarinette en roseau), Pierre Corbi (voix, percussions), Sylvain Fargeix
(voix, cornet à bouquin), Christian Le Mounier (voix, guimbarde) et Denis Vautrin (voix).

Cliquez sur les visages des
musiciens pour ouvrir
leur biographie.
L'ensemble vocal Les Voix Diphoniques

Revue de presse
Le Courrier de Saône-et-Loire, 17 mars 1997
Le courrier de Saône-et-Loire – 17 mars 1997
Le Bien Public, 2 avril 1998 Le Bien Public
2 avril 1998
Le Journal de Saône-et-Loire
22 septembre 1998
Le Journal de Saône-et-Loire, 22 septembre 1998
Rems-Zeitung, 26 juillet 2001 Rems-Zeitung (Allemagne)
26 juillet 2001
A lire également : l’interview de Cyril Bonnier par Eric Montbel, parue dans le journal
du CMTRA (n° 37, printemps 2000).

Document pdf (492 Ko) : si vous ne pouvez pas le lire, cliquez ici pour télécharger gratuitement Acrobat Reader.

Cliquez pour lire l'interview
Ivan Markovitch, compositeur et chef de choeur, et Jean-Michel Lejeune
du Festival de Musique Contemporaine “Why Note” se sont également exprimés
sur l’ensemble vocal Les Voix Diphoniques…

Les concerts passés

De 2008 à 2005

Festival “Le temps qui sonne” à Payerne en Suisse (2008)

Concert à St. Blasien en Allemagne (2008)

“La Semaine du Son” au CNR de Chalon-sur-Saône (2006)

Festival “Printemps Musical de Pérouges” à Pérouges (2006)

Concert à l’Abbaye du Thoronet, en faveur de l’association VML (2006)

Festival international de la voix “Voix de Fête” à Rouen (2005)

Festival “Musique en Catalogne Romane” à Saint-André (2005)

Concert-Exposition dans le cadre du FRAC à Dijon (2005)

De 2004 à 2000

Concert au CNR de Chalon-sur-Saône (2004)

Regardez un extrait vidéo de ce concert (7 Mo – 3′)

[Si vous ne pouvez pas lire cette vidéo, téléchargez gratuitement Quick Time Player]

Festival “Ademuse” à Aix-en-Provence (2004)

Festival “Un été à Bourges” à Bourges (2003)

Festival “Printemps Musical de Pérouges” à Pérouges (2003, 2001, 2000)

Festival “Internationale Domkonzerte” à St. Blasien en Allemagne (2003, 2002)

Festival “Voix et Musique en Chapelles du Pilat” (2002)

Festival Européen de Musique Sacrée (Europäische Kirchenmusik)
à Schwäbisch Gmünd en Allemagne (2001)

Concert à l’Abbaye de Tournus (2000)

Festival “Les Musicaves” à Givry (2000)

Concert chez les Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller (2000)

Concert à la Maison de la Radio en direct sur France Musique, avec Trân Quang Hai (Paris, 2000)

De 1999 à 1996

Concert à la Basilique Sainte-Madeleine de Vézelay (1999)

Festival “Printemps Musical de Pérouges” à Pérouges (1999)

Festival de l’Institut de Musique Expérimentale à Bourges (1999)

Concert chez les Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller (1999)

Festival de musique contemporaine “Why Note” à Dijon (1996)