4è, SEQUENCE 2 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Le chant diphonique et la notion d’ »Harmoniques »

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4è, SEQUENCE 2 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Le chant diphonique et la notion d’ »Harmoniques »

  

Le chant diphonique, et la notion d’Harmoniques.

Le phénomène sonore est très complexe. Des physiciens étudient l’acoustique et les sons, et grâce aux machines apparues au XXè siècle on a pu confirmer physiquement, et scientifiquement que la constitution d’un son est l’addition de plusieurs fréquences. Elles sont exprimées en Hertz (Hz). Une fréquence FAIBLE, est un son GRAVE. Une fréquence ELEVEE est un son AIGU.

Une note est simplement une fréquence fondamentale, avec au-dessus, d’autres fréquences. Ces fréquences sont entendues à certaines intensités bien plus faibles (volume). Ce qui fait que nous distinguons le son du piano, d’un saxophone par exemple, vient du fait que ces fréquences ne sont pas entendues aux mêmes intensités. C’est ce qu’on appelle LE TIMBRE.

Pour comprendre et approfondir cette notion physique, je vous invite à découvrir un site remarquable, avec des extraits sonores explicites : CLIQUEZ ICI : Découverte de la notion de Timbre

En Mongolie, et d’autres pays d’Asie (Tibet…), les moines bouddhistes en particulier ont développé la technique du chant diphonique, qui leur permet de mieux entrer en communication avec leurs Dieux.
Outre la Mongolie, l’Inde et l’Afrique du sud comptent également des chanteurs diphoniques. Certains moines tibétains pratiquent également ce chant et vont même jusqu’à se briser les cordes vocales volontairement pour obtenir un timbre de voix plus grave.

Le chant diphonique fait partie intégrante de la vie musicale en Mongolie et au Touva. Pratique vocale ancestrale, il est lié par tradition à la nature et aux forces qui l’animent. Il est chargé de rythmer les évènements de la vie quotidienne (imitation du vent, cris d’animaux…). On le rencontre également dans d’autres régions du monde comme au Tibet où les moines Gyuto l’utilisent dans leur pratique spirituelle ainsi que chez les femmes de la tribu Xhosa en Afrique du Sud.

Cette pratique vocale a commencé à susciter de l’intérêt chez les musiciens occidentaux depuis la fin des années 60 avec K. Stockhausen (Stimmung), David Hykes, Tran Quang Haï…

Cette technique, très difficile demande un travail vocal rigoureux. Elle consiste à chanter un bourdon (une note tenue dans le registre grave), et en formant des voyelles spécifiques, et en plaçant astucieusement sa langue, placer une mélodie au-dessus de ce bourdon. Cette mélodie correspond aux harmoniques. Le chanteur aura réussi à sélectionner des fréquences d’harmoniques, en sachant quelle voyelle, et quelle placement de la langue il devait utiliser pour faire « sonner » ou « sortir » l’harmonique voulue.

Un excellent site qui vous fera comprendre intuitivement le chant diphonique :

SITE CHANT DIPHONIQUE : CLIQUEZ-ICI

Voici quelques exemples :

COURS : 

Chant diphonique : technique de chant permettant à une seule personne de produire deux sons simultanés d’une seule voix. Un premier son, appelé le « bourdon », provient du fond de la gorge. Il est grave et constant et compose le fond du chant. Un second son plus aigu, appelé « harmonique », forme la mélodie. Le chant ainsi obtenu nous rappelle celui d’une guimbarde.

On retrouve ces techniques principalement en Mongolie, mais aussi dans les récitations de « Mantras » par les moines bouddhistes dans les monastères, et dans d’autres pays d’Asie du Nord, ou a quelques endroits du globe. Pour eux, cette technique leur permet d’exercer un pouvoir sur les Dieux.

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